Réuni exceptionnellement le 10 mars 2026, le comité interministériel de l’action sociale (CIAS) a examiné un budget 2026 marqué par une nouvelle diminution de 19,5 millions d’euros.
Malgré le maintien des dispositifs existants, cette réduction entraîne une baisse importante du nombre de bénéficiaires et fragilise les SRIAS.
La CFDT y a réaffirmé ses inquiétudes et ses revendications pour préserver une action sociale interministérielle indispensable aux agents.
Point sur les prestations
- CESU (Chèque Emploi Service Universel – garde d’enfants) : suppression de la première tranche entraînant une baisse de 26 % des bénéficiaires. AMD (Aide au Maintien à Domicile) : suppression des tranches 6 à 8.
- Chèques-vacances : dispositif préservé, mais les retraités restent exclus. Places en Crèches : maintien du parc actuel.
- L’AIP (Aide à l’Installation du Personnel) : budget d’environ 16 M€, dispositif conservé.
- L’hébergement temporaire : financement intégralement garanti.
Les Sections régionales interministérielles d’action sociale (SRIAS)
Le budget initial, fixé à 1,5 M€, a été abondé de 1,2 M€ en séance.
Malgré cela, les SRIAS ne recevront que 40 % du budget 2025, soit une baisse de 60 %.
La CFDT alerte sur l’impossibilité, dans ces conditions, de poursuivre correctement les missions d’expérimentation et d’accompagnement des agents, notamment pour l’organisation des séjours en colonies.

Position de la CFDT
La CFDT regrette l’exclusion d’un nombre croissant de bénéficiaires et réaffirme la nécessité de sanctuariser le budget de l’Action sociale interministérielle (ASI).
Elle alerte également sur les difficultés spécifiques rencontrées dans les DROM et demande l’établissement d’un cadre clair pour les SRIAS.
Autre information
Aucune revalorisation des PIM (Prestations interministérielles) n’est prévue pour 2026.
Pour la CFDT, les décisions annoncées ne répondent pas aux besoins réels des agents. L’action sociale interministérielle ne peut continuer à servir de variable d’ajustement, alors même que les conditions sociales et professionnelles des agents se dégradent.
Réforme du temps partiel thérapeutique dans la fonction publique : un recul inacceptable
Le temps partiel pour raison thérapeutique, améliore en 2021, permet aux agent·es publics de continuer a travailler ou de reprendre progressivement leur activité lorsque leur état de santé est fragilisé . Ce droit, obtenu à l’issue d’un dialogue social exigeant, est devenu un outil indispensable pour pre venir les ruptures professionnelles et protéger la sante de milliers de personnels, en particulier des femmes occupant des me tiers pénibles.
Aujourd’hui, le gouvernement envisage une re forme qui reviendrait à réduire l’accès à ce dispositif et a affaiblir les droits des agent·es malades. Sous couvert de « concertation », les documents présente s lors des groupes de travail montrent clairement une volonté de restreindre l’accès au temps partiel thérapeutique et affaiblir sa portée, sans aucun bilan sérieux ni analyse des causes réelles du recours au temps partiel thérapeutique.
Les pistes présentées sont inacceptables :
- Instauration d’un délai maximal de 30 jours a compter de la demande pour accorder le temps partiel thérapeutique ouvrant la porte a des refus ou a des remises en cause de la prescription médicale initiale.
- Entretien préalable obligatoire au motif d’organiser la continuité du service, entre l’agent·e et l’employeur public, source de pressions et de de rives visant a , par exemple, dissuader les agent·es de recourir à leur droit.
- Impact sur les conditions de reconstitution des droits pour bénéficier d’une nouvelle autorisation de temps partiel thérapeutique
- Impact aussi sur la dure e de reconstitution des droits a congé de longue maladie notamment dont le de compte serait désormais au prorata de la quotité de temps travaille pour les agent·es place ·es en temps partiel thérapeutique.
Pour le SMJ-CFDT, l’action sociale reste une valeur et un droit inaliénable au regard des difficultés économiques croissantes qui touchent les agents justice.
